Quand le soir vient étendre ses délicats draps de soie virevoltants, que l'« or du soir Â», prosternée, vient teinter de tonalités chromatiques, que le vermillon et le mordoré contrastent dans l'azur infini et que moi, insignifiant spectateur anonyme, du haut de mon palais magnifique, observe, le cœur chargé d'émotion, ce spectacle ineffable, alors mon âme tout entière se repose, pleine de la sensation d'avoir enfin trouvé un endroit bien à elle. Avez-vous déjà contemplé le couchant qui éteint le balais frénétique de la ville lumière depuis les salles hautes du Louvre ? N'avez-vous jamais pensé que chacun possède un havre inoubliable dans lesquels se résument tous les havres de la Terre ?

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