C'est vraiment pour blanchir un carré dans le calendrier, là sur la droite, parce que d'habitude rien ne m'insupporte plus que le bloggeur en mal d'inspiration qui file des liens en souillant sa culotte d'un enthousiasme pathétique, bruyant et de mauvais goût. Je ne dis pas ça pour faire mon Shtroumpf grincheux de service, hein, enfin pas uniquement pour ça, après tout il faut croire que les lecteurs de blogs, bien qu'ayant manifestement beaucoup de temps à perdre, n'ont pas la curiosité intellectuelle de se fournir directement en petits trucs insolites numériques. On n'aura pas manqué de constater mon mépris pour lesdits lecteurs (un peu moins pour toi que pour les lecteurs des autres, bien-sûr), qui rivalise presque d'intensité avec celui dans lequel je tiens ceux qui les écrivent, je n'ai d'ailleurs toujours pas décidé lesquels sont les plus tristes, c'est vrai qu'on peut supposer qu'écrire un blog prend plus de temps que d'en lire plusieurs (encore que, ça dépend de l'implication qu'on y met), donc que les pourvoyeurs ont encore moins de vie que les consommateurs, mais d'un autre côté ils ont le mérite de créer quelque chose... mais est-ce vraiment un argument, est-ce qu'il ne vaut pas mieux garder le silence quand on a rien à dire ? De toute manière ce sont souvent les mêmes, fermons cette longue parenthèse.

Non, sur le principe, après tout, ça pourra aider des cohortes de branleurs à perdre du temps au travail, pas étonnant que la France aille mal. D'ailleurs, avoue, je sais qu'il y a de bonne chance que tu lises éa depuis le bureau, hein ? J'ai bien entendu la flemme d'aller chercher un appui statistique à cette hypothèse, mais ça prouverait bien qu'on se livre à ce genre d'activité parce que c'est la dernière étape sur le sentier de l'ennui avant de se résoudre à se faire un Démineur. Il est beau, le malaise des cadres (enfin cadre... employé de bureau, quoiqu'encore ici, il y aurait des statistiques intéressantes à trouver), petit branleur de beatnik, tu aurais moins la souris qui te démange si tu étais devant une tourneuse-fraiseuse, dans un puits de mine ou sur une machine à coudre, très probablement comme tes parents, qui se sont saignés aux quatre veines pour que tu puisse faire ce BTS force de vente. Remarque, au moins tu vaux mieux que celui qui pousse le pathétique jusqu'à lire des blogs sur son temps libre. Là... à moins d'être RMIste (et il y en a, j'ai des preuves - deuxième travers du bloggeur lambda, le clin d'oeil perso), auquel cas la notion de temps libre devient assez floue, hein, on est bien d'accord, ça c'est encore l'héritage de tout le mal que les socialo-communistes ont fait à la France...

Bon, allez, on va s'y mettre, sinon ça deviendrait presque un vrai article, et je vais pas non plus me faire chier, hein, ça niquerait l'idée de base de ce billet. (Deux bis et trois bis : faire le contraire de ce qu'on dit, et ne pas hésiter à saupoudrer d'une hiérarchisation aléatoire dépourvue de sens).

On commence par un texte de Sartre (ne fuyez pas, c'est court) qui, même si le discours n'est pas nouveau, est assez intéressant, et te donnera peut-être envie de lire Huis Clos, une pièce que quiconque ayant un minimum de valeur et voulant se situer au dessus du niveau d'activité intellectuelle de, au hasard, Steevy, se doit d'avoir lu (Personellement, je ne l'ai pas lu, hein, comme souvent avec des livres dont je dis du bien, mais Amazon devrait réparer ça sous peu, ça fait d'ailleurs bien longtemps que je n'ai pas lu de livre en Français (trois : l'anecdote personnelle dont tout le monde se fout).)

Toujours dans la même veine, je te propose d'aller te créer ton petit enfer personnel sur ce petit jeu sympathique, au développement duquel je participe (avec un degré d'implication à haut niveau de responsabilité, de type "yaka faucon"), après avoir bataillé avec son papa (un peu notre proprio numérique, merci Mansuetus (toujours les clins d'oeil, en mettre plusieurs) qui veut garder ça un peu secret-cinoche parce que c'est encore en développement (mais il y a déjà de quoi s'amuser, enfin c'est mon avis). Je m'intéresse en particulier au game design de l'économie du jeu, qui est difficile à tester avec 5 participants, donc un peu de dévouement serait le bienvenu, en plus le jeu s'articule autour d'un thème qui ne manquera pas de contribuer à ton édification morale, et pourquoi pas de t'amener, jeune crypto-trotskyste que tu es, sur la voix de la rédemption en te donnant le goût des nobles valeurs de la libre entreprise et de l'économie de marché. Et surtout, ça te permettrait d'éviter tout risque de productivité aujourd'hui. Et demain. Et après-demain, etc.

Sinon, un dernier placement de produit, en bon artiste total, (un terme qui, vous verrez, deviendra très en vogue à peu près autour de 2050, après l'autodestruction du "Frankistan", du moins c'est ce qu'essaye de me faire croire un ami insomniaque (et de trois - C'est bien, là j'ai couvert la moitié du lectorat, ça va me tenir pendant un an, faut fidéliser la clientèle)) il m'arrive, quand je ne suis pas trop occupé à me droguer, d'écrire de la musique de jeune, qu'on m'a même dit que ça serait pas mal, à la lisière de l'écoutable, rien de très original, j'en ai bien peur, mais il faut bien alimenter ses petites prétentions artistiques, et c'est à la limite du vexant de voir que, marketing viral et fréquence de mise à jour oblige, le vague projet annexe de -erm- tribune littéraire numérique (On pourrait pousser l'autodérision jusqu'à choisir "ceci n'est pas un blog" comme sous-titre, mais ça serait attendre du lectorat un niveau de culture assez audacieux) reçoit dans les 40 fois plus de visites, en moyenne journalière, que le site qui regroupe mes activités musicales, qui sont sensées être plus ou moins ma branche d'activité en ce moment... Mais il faut dire que la communication et le design dudit site est savamment étudiée pour minimiser les visites, une stratégie designée par les experts en expertise de la Harvard Business School of Echec (quatrième technique, la blague resuçée dans un truc vaguement culte, mais pas hyper connu, un peu undawgwand, mais sans le citer, si les gens connaissent ça fait super placement subtil d'une référence pointue, si ils connaissent pas, ils pensent que c'est de toi....). Ça se passe ici

Voila. Comme quoi, quand je vous disais qu'on est pas un blog, on est quand même à des miles (nautiques) du niveau moyen du blog, hein. Oui, oui, je dis ça pour toi, là, avec ton ouaibe logue hébergé par un magazine branchouille pour créa cocaïné ("créa", c'est comme ça qu'on appelle les gens qui font de l'argent en inventant des publicités, je précise parce que je sais qu'on a des lecteurs en province - cinquième et sixième classiques dans le teutch du bloggeur, on pourrait presque parler de combo, à ce niveau : il y a d'une part la variante du clin d'oeil, le truc genre "je sais où t'habites", mais qui s'adresse plutôt à un groupe de gens, et d'autre part, le préjugé gratuit, le petit placement incident d'intolérance péremptoire, fascisante). Ah, tu pensais que je laisserais passer ça ? Cela dit, j'ai presque réussi à tenir un mois en traitant ça par le mépris, mais j'ai pas pu résister, il faut bien être à la hauteur de sa réputation, et j'ai finalement beaucoup trop d'égo pour résister à la provocation (septième constante, l'apitoiement déguisé en autodérision). Tu les auras eues, tes quinze pages de prose ampoulée. Tsk tsk tsk.

Rah là là là, avec tout ça j'ai fait un truc de longueur presque syndicale. A bientôt si Enfield, Cohen et moi-même réussissons notre procto-digitaloctomie (huit : quoique tous ne le font pas, pondre plusieurs pages sur un truc qui aurait pu être fait en trois lignes. Ça occupe toutes les parties concernées, c'est toujours ça de pris). C'est vraiment consternant ces jeunes intoxiqués qui n'ont rien à foutre, heureusement que ça va changer bientôt. Nicolas Sarkozy Président ! (Neuf : pas oublier de placer du mot-clef pour notre ami Google et puis un petit Meta-placement en dixième : faire un truc un peu léché, un chiffre rond, en n'hésitant pas à tricher pour arriver à ses fins.)

RD.