Kierkegaard est roulé en boule a coté de ma machine à écrire. Kierkegaard, c'est mon chat. Un gros chat rose et mauve avec un sourire inquiétant, comme son cousin du Cheshire qui habite dans les romans de Lewis Carroll. Il mange des kiwis mécaniques est quand il est en colère son pelage devient orange. Kierkegaard invente mes aphorismes, me fournit en citations, et est toujours plein de sagesse dans les moments de doute. C'est mon éminence grise, sauf qu'il est mauve, mon homme de l'ombre, sauf que c'est un chat. Je crois que je suis le seul à voir Kierkegaard et à l'entendre, mais peut être que si ils pouvait prodiguer ses conseils aux autres, le monde irait mieux.

Kierkegaard se réveille, baille comme seuls les chats savent bailler, et s'étire voluptueusement. Il me regarde avec cet air profond du félin qui a compris des choses que les hommes ne pourront jamais qu'entrevoir, cet air qui a poussé les Egyptiens à élever son espèce au rang de divinités. Alors je lui demande "Kierkegaard, crois-tu à la rédemption?"

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